Le secret de Margaux

Chapitre 4

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 3
Margaux retrouve Bénédicte et ses enfants dans la cour, puis se rapproche du prévôt avec lequel elle entretient une relation d’autant plus amicale qu’il semble avoir voulu la protéger lors des évènements tragiques de 1306.

4.

— Ne me dites pas que vous vous êtes convaincue de nous accompagner, m’accueillit le prévôt, enveloppant mon approche d’un regard profond et malicieux.

Il n’était pas bel homme, une cicatrice en forme d’éclair marbrant sa joue droite de la pointe de l’œil jusqu’à l’arête d’un nez pâteux, mais je devais reconnaître qu’il se dégageait de lui un charme indéfinissable. Si j’y étais insensible, il n’en était pas de même des dames en général. Et de tout âge. Le sachant veuf, elles minaudaient systématiquement en sa présence, cela m’avait amusée à Rhedae. Las pour elles, je ne l’avais jamais vu en retour leur accorder davantage qu’un sourire poli et quelques compliments de bon ton. J’aurais été de celles qui auraient vite compris, la rumeur voulant que Bertrand Leplacier n’aimât que la compagnie des putains, mais, à chacune des réceptions données au château, je les voyais recommencer.

— Grand Dieu, non ! le rassurai-je en riant. Je ne bats les chemins que quand l’adversité m’y contraint et, croyez-moi, son fouet ne me manque point ! Je vous sais vraiment gré d’avoir, de village en hameau, rassemblé tant d’hommes.

— C’est mieux pour tous ! m’assura-t-il, soutenu par le hochement de tête de Gerdre dont la main venait affectueusement de recouvrir la mienne sur son avant-bras. Les manières de ce loup sont singulières. Il égorge les bêtes isolées mais ne les mange pas. Or, avec l’hiver froid que nous venons de vivre et qui s’attarde, il devrait être affamé.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.