Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 10

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 9
Margaux découvre qu’une partie de l’or et de la poudre de diamant que contenaient les coffres cachés dans la maison de sa grand-mère a été volé. Elle est convaincue que le coupable est Othon d’Aure et que de nouveau il complote dans l’ombre pour la briser.

10.

Dès lors que la rage et la volonté d’empêcher Othon d’Aure de nuire encore firent bouillir mon sang, je ne fus pas longue à remonter à l’étage, une fois, deux fois, trois fois, pour redescendre d’autant dans la cave et remplir mes besaces. Priorité à l’or. Ensuite, si je n’avais d’autre choix, à la nuit tombée je quitterais la maison par l’arrière, je longerais le fleuve et j’y déverserais la poussière de diamant.

Ma décision prise, ce qu’il restait d’hydromel accroché au pommeau de ma selle pour le cas où je faiblirais, je détachai enfin la Grise et sortis en prenant soin de reverrouiller derrière moi.

Pressée de fuir cet endroit, ma mule ne se fit pas prier pour avancer cette fois. J’étais remontée dessus, capuchon rabattu sur les yeux, le bas de ma cape doublée recouvrant les sacoches autant que mes genoux. Je gagnai la rue principale en me faisant aussi discrète que possible au milieu des passants et du bourdonnement de la cité. Rien ne trahissait mon rang, la fortune que je cachais. J’en étais convaincue. Pourtant, je dus lutter en permanence contre moi-même pour ne pas regarder derrière mon épaule, craignant malgré moi d’être épiée, suivie.

Sexte sonnait au clocher de l’église Notre-Dame lorsque je quittai les fortifications par la porte ouest, laissant derrière moi ceux qui trépignaient au péage.

Si sortir ne coûtait rien, entrer dans la cité rapportait une manne rondelette à l’archevêché, le prix du passage n’ayant cessé d’enfler ces dernières années. Semblable à une houle tenace, la grogne enveloppait la file des voyageurs et des camelots. Tous se plaignaient au sergent au moment de payer. Particulièrement la soldatesque royale, laquelle, n’ayant guère à s’occuper dans les commanderies templières qu’elle gardait encore pour le roi de France, venait dépenser sa solde dans les tavernes. Un moment les habitants avaient espéré que la présence de cette armée rendrait la ville plus sûre. Ils avaient vite déchanté. Ces diables-là cuvaient leur vin en querelles qui tournaient vite au pugilat au mitan des ruelles. Il fallait attendre le couvre-feu et la fermeture des portes pour dormir en silence. Et permettre ensuite aux malfaisants d’entre les murailles de les remplacer.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.