Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 9

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 8
Margaux cherche une solution pour faire disparaître le trésor templier qu’elle possède, sans attirer l’attention des voleurs de la cité, des moines de l’inquisition qui pourraient, déjà, surveiller la maison, et avant que le couvre-feu ne l’enferme dans Quillan.

9.

Refusant de me perdre davantage en conjectures, j’emportai ma lanterne, puis, sa lueur balayant les marches, je grimpai quatre à quatre l’escalier conduisant à l’étage.

Parvenue sur le palier, j’étais déjà essoufflée.

Un ricanement amer m’échappa.

Peu à peu, au fil des années, j’avais oublié les préceptes de Juvénal : mens sana in corpore sano. J’avais renoncé à la gymnastique physique, au maniement des armes, considérant que courir après ma chipie de fille suffirait largement à m’entretenir. Voici ce qu’il m’en coûterait : faiblir vite, méchamment, à l’heure où je n’aurais plus l’aide de ma mule pour porter l’or dans l’étroit souterrain ralliant Quillan à la vallée du Rébenty. Je n’avais pas l’intention d’en parcourir la longueur, seulement une portion destinée à me ramener dans l’une de ses grottes. Mais cela m’épuiserait.

Tant pis. Il me faudra bien faire avec. Parvenir jusqu’au départ du souterrain, en dégager l’accès que les ronces ont dû avaler, puis déposer à l’intérieur, chargement après chargement, cette manne devenue maudite. Le tout, le plus discrètement possible. Ensuite ? Eh bien ensuite, foutredieu, je m’accorderai le temps qu’il faudra !

Au moins n’avais-je pas eu la bonne idée de fermer ce passage qui traversait la montagne comme j’en avais fait condamner d’autres. Une fois encore, il allait me sauver.

La clef qui permettait de déverrouiller l’ancienne chambre de ma tante pendait à ma ceinture. Je l’enfilai sans attendre dans la serrure, l’y tournai puis entrai. Les coffres gisaient, fermés, au milieu de la pièce, près d’un lit au baldaquin de plus en plus fané.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.