Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 8

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 7
Margaux décide de faire disparaître l’or, volé autrefois par son frère à l’or du Temple, de la maison de sa grand-mère à Quillan.

8.

La maison de ma grand-mère sentait le renfermé et la cendre. J’hésitais pourtant à ouvrir l’étroit volet de la cuisine pour y faire entrer un peu d’air frais. La chandelle allumée, je récupérai quelques branchettes dans un panier, en recouvris les restes du feu de ma dernière visite, puis y plongeai ma torche. Le crépitement du bois sec brisa le silence de la modeste pièce.

Tandis que les flammes gagnaient les bûches charbonneuses, je redescendis puiser de l’eau pour la Grise.

— Désolée ma belle, tu vas devoir jeûner, murmurai-je tandis qu’elle plongeait sa tête dans le seau. Le foin qui reste est trop moisi. Tu en crèverais.

Je m’en voulus un instant de ne pas l’avoir laissée brouter à sa guise sur le chemin. Puis, lui ayant flatté le col pour me faire pardonner, je remontai, les bras chargés de rondins.

Des flammes réconfortantes ne tardèrent pas à lécher le conduit. De l’extérieur, rien n’en trahissait la présence, le rapprochement des encorbellements empêchant de lever le nez plus haut que le second étage des maisons.

Je ne parvenais pourtant pas à me réchauffer. Le froid, ce froid que j’avais cru avoir chassé à jamais, était entré en mon cœur comme au plus sombre des années 1306 et 1308. Mes mains tendues vers l’âtre, emportant, lui, avec cette flambée, les relents d’humidité, j’explorai les solutions qui s’offraient à moi dans un laps de temps si court, sans parvenir à m’arrêter sur aucune.

Comme au matin de leur découverte, dix coffrets, longs d’une coudée sur une demie de hauteur et de largeur, se trouvaient dans l’ancienne chambre de ma tante. À ce jour, quatre, vides, pouvaient brûler dans cette cheminée, ne laissant que leurs ferrures faciles à transporter et à faire disparaître. En restait six, deux d’entre eux emplis de poussière de diamant. Les autres contenaient des petits lingots sans marque de reconnaissance. Mais un œil avisé saurait, par la qualité de l’or, qu’ils avaient été coulés par les Templiers.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.