Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 5

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 4
Margaux apprend que le loup blanc a un étrange comportement. Elle est soulagée de savoir qu’autant d’hommes partent le traquer et que les hommes de sa mesnie vont veiller les uns sur les autres.

5.

Même si la gigantesque battue allait probablement repousser le loup blanc dans les limites de son territoire, libérant les chemins alentour, il était hors de question qu’Anne m’accompagne à Quillan. Michel, lui-même, avait insisté pour que je profite de la présence de Bénédicte, Marie et Petit Pierre au manoir pour y laisser notre fille et cheminer plus sereinement au milieu des moines.

Je savais que, dans leur sillage, j’atteindrais la cité, sise à deux heures seulement de marche, sans encombre. Profitant du fait que quatre d’entre eux, anciens Templiers que l’Inquisition avait relâchés, cacheraient une épée sous leur pèlerine, pour le cas où, à défaut d’animaux, des malandrins oseraient nous attaquer.

J’avais appris, comme Théophraste et Michel, à apprécier ces hommes issus de l’ancienne commanderie de Campagne sur Aude, qui, l’ordre du Temple dissous, s’étaient réfugiés dans le prieuré fondé par frère Adelme en mémoire de mon frère. Ils passaient leurs journées à implorer Dieu de leur pardonner d’avoir failli sous la torture, d’avoir avoué les crimes odieux qu’on leur reprochait : avoir craché sur la Croix, adoré un dieu cornu nommé Baphomet, s’être livrés à des actes obscènes à même les autels consacrés… Ils s’étaient repentis, avaient été absous, libérés. Mais ils portaient en leur âme le poids de leur infamie et ne se guérissaient pas d’avoir survécu au bûcher qui avait brûlé les retors et les relaps. Leur punition, leur châtiment, était dans le dégoût d’eux-mêmes. Un dégoût qui les rendait humbles, misérables, et plus enclins que quiconque à comprendre ceux qui, comme moi, portaient la douleur en collier. Même si, fidèle à la promesse que m’avait arrachée Othon d’Aure, nul n’en connaissait la vérité. 

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.