Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 12

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 11
Margaux a terminé de transporter le trésor de Quillan à l’entrée du souterrain reliant les deux vallées. Après avoir fait une pause, elle entreprend de parcourir les entrailles de la montagne, à pied et lourdement chargée pour rejoindre une grotte.

12.

J’avais suspecté que ce serait difficile, épuisant. Je n’avais pas imaginé à quel point. Au troisième voyage, mes épaules cuisaient sous la pression des lanières de cuir des doubles besaces. J’avais pourtant équilibré ma charge, remplissant moins que je ne pouvais porter d’ordinaire. Mais avancer dans ces méandres souterrains semés d’embuches naturelles, lanterne dans une main, me servant de l’autre pour prendre appui contre des stalagmites et enjamber des flaques d’eau stagnante, n’avait fait qu’accroître la tension de mes muscles.

Quand bien même, au quatrième parcours, j’en connaissais par cœur le dessin et ses dangers, je compris, en parvenant de nouveau au seuil de la jolie grotte, que je n’en repartirais pas sans me reposer.

J’étais exténuée, au bord du vertige, mesurant amèrement que la Margaux d’hier, celle qui, en 1306, avait défié l’un des hivers les plus redoutables de la contrée autant que la violence des hommes de main d’Othon d’Aure, n’était plus qu’une mère, apprivoisée par un quotidien dispensé de combats et de drames. Et que ma vaillance s’y était éteinte telle une flamme de cheminée, privée de bois sec à lécher.

Bâillant à m’en décrocher la mâchoire, renonçant à lutter davantage contre moi-même, j’acceptai enfin de remettre à plus tard le transport des autres lingots, de la poudre de diamant.

Nuit. Jour. Sous terre, les heures pouvaient tourner sans que rien en trahisse la ronde.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.