Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 11

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 10
Margaux quitte Quillan avec le premier chargement d’or. En quête du départ d’un souterrain qu’elle a utilisé autrefois pour rejoindre discrètement la vallée voisine dans laquelle se trouve une part de ses domaines.

11.

La luminosité décroissait lorsque, les besaces emplies des derniers lingots et de la poudre de diamant, je pénétrai une dernière fois dans la cavité avec la Grise. J’avais passé plus de temps à piétiner devant le péage et à faire le tour des remparts pour changer de porte et ne pas attirer l’attention des sergents, qu’à voyager. À cela s’était ajoutée la nécessité d’accorder un peu de repos et de nourriture à ma mule, devenue de plus en plus récalcitrante sous sa charge. Au point qu’elle avait bien failli me faire valser sur la place du marché. Fort heureusement, un gaillard au sang vif l’avait immobilisée par le filet, lui promettant, yeux dans les yeux, de la battre à l’en laisser le cul par terre si, en recommençant, elle versait son étal. Le ton, les foudres du regard avaient fait comprendre le message bien au-delà de sa promesse, puisque ma bourrique était aussitôt redevenue docile. Mais je n’avais pas tenté le diable plus avant.

Besaces vidées, je nous avais dirigées toutes deux vers une auberge où l’on s’était empressé de nous installer, elle devant une auge, moi devant une courge farcie et un verre de clairet.

Reprendre ma tâche ensuite avait été plus facile.

D’autant que j’avais fini par admettre que, dans cette foule permanente qui battait le pavé de Quillan, roulant barriques, promenant oies et canards, coupant pierre ou bois devant les échoppes, tannant ici, moulant poterie là, vidant seau, battant truelle ou musardant jusqu’à devenir la proie des porteurs d’eau, des taverniers ou des vendeurs d’oublies, nul n’avait guère fait attention à moi. J’avais bien surpris quelques gueules patibulaires embusquées sous des porches mal éclairés, l’air faussement débonnaire, une main taillant les ongles de l’autre à l’aide d’un vif coutel et promenant sur moi des lueurs de convoitise, mais je m’étais empressée de m’en éloigner et de changer d’itinéraire la fois suivante pour les éviter.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.