Kessel

Le secret de Margaux

Chapitre 6

RÉSUMÉ DU CHAPITRE 5
Tandis que Michel, Théophraste, Gerdre et le prévôt partent traquer le loup blanc, Margaux se prépare à partir pour Quillan avec frère Adelme et un groupe d’anciens templiers.

6.

— Je vous trouve bien soucieux, mon vieil ami, glissai-je à frère Adelme après avoir mis pied à terre au bout de une lieue pour cheminer près de lui. Vous n’avez pas décroché mot depuis de longues minutes. Ce n’est pourtant pas la première fois que vous rencontrez l’archevêque de Narbonne à Quillan.

Il se tourna vers moi, confirmant mes craintes. Son œil, vif d’ordinaire, se voilait d’une lueur sombre.

Il ralentit légèrement son pas, m’invitant à faire de même pour distancer de portée de voix le petit groupe qui trottinait allégrement devant nous en discutant. Ma mule, guidée par le licol, ne rechigna pas. Curieusement, comme toutes celles que j’avais possédées avant elle, cette bourrique n’écoutait que ce qui lui plaisait. Depuis notre départ, elle n’espérait que de me voir m’arrêter près d’une touffe d’herbe dont la verdeur tendre et nouvelle l’appâtait.

Autour de nous, à présent que nous étions sortis des grands bois, formant pour l’essentiel les terres de mon époux et du prieuré, le sentier cheminait entre des champs en semailles. Nous ne risquions rien, dans cette portion de route jusqu’à Quillan, à nous écarter des autres. D’autant que, depuis la croisée du chemin en provenance de Saint-Just, nous étions suivis à distance par un bœuf dolent tirant un chariot hautement chargé.

J’attendis que frère Adelme juge le moment adéquat. Il le concrétisa d’un soupir.

— Pas la première fois, non, dame Margaux, mais celle-ci est différente.

Il releva le rabat de sa besace, y plongea une main aux doigts potelés et en extirpa un rouleau de parchemin.

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.