Kessel

Je reviendrai à Ténérife...

Mardi 6 février 2024

Alors voilà,

Je vous avais annoncé un Covid. Et bien non.

Ça m’apprendra à croire les médecins sur parole et à me dire:

Puisque tous le symptômes convergent, pourquoi faire le test et irriter un peu plus mes petites narines déjà abîmées par la Calima? Deux jours à tenir bon avec mes huiles essentielles et HOP c’est reparti…

Que nenni…

Deux jours après, ma température était encore à 38° et mon homme voyait la sienne grimper à 39,5°.

C’est donc lui qui a fait le test. Et…. tatadammmm… Grippe A.

Nous avons donc terminé la semaine bras dessus, bras dessous, dans notre résidence hôtelière, nauséeux et pas vraiment glamour. Ensemble au moins. A profiter de la terrasse et de sa jolie vue.

J’ai réussi à glaner quelques images malgré tout, le dernier jour. Juste avant de rentrer et de retrouver le brouillard aquitain.

Il me faudra donc revenir, je l’ai promis à nos amis et à cette terre de contraste aussi.

La vie végétale y est trop puissante. Imaginez un peu. En septembre dernier, un tiers de l’île était ravagé par les flammes. Aujourd'hui voici ce que l’on voit partout sur les parcelles calcinées:

C’est totalement fou! J’ai appris que l’on avait essayé d’implanter des pins canaréens en Aquitaine pour lutter contre les incendies. Ils n’ont pas pris. Il leur faut une terre de feu pour prospérer.

Du feu, je le confirme, il y en a encore, même au coeur, éteint, des coulées de lave. L’énergie qui s’en dégage est vraiment unique. Je n’avais pas ressenti cela ailleurs.

Juste avant que la grippe ne me rattrape, je me suis baignée dans l’une des piscines naturelles formées par l’ancien magma. J’avais l’impression de le sentir respirer sous mes pieds, palpiter jusque dans la mémoire de l’eau. J’aurai vraiment voulu recommencer avant de reprendre mon vol; mais cela aurait été imprudent.

Je me suis donc contentée de regarder la mer de loin.

Et de saluer le Teide, le volcan le plus haut de l’île.


Avant d’embarquer, mon masque sur le nez.

Me voici donc rentrée. Je manque toujours autant de soleil, je tousse toujours malgré mes huiles et mes potions magiques, avec un joli râle bronchique en fond sonore. Je sais donc que ce qui marche avec le COVID ne marche pas avec la grippe. C’était ma première fois. Je ne vais pas lui permettre de me reprendre au dépourvu.

Faut dire que côté santé, je suis un roc. Mais un roc avec des fissures partout, pour la plupart creusées depuis l’enfance.

Et que maman me manque.

Elle trouvait toujours le moyen de me guérir de tout.

Je vous parlerai d’elle la semaine prochaine. Le 16 cela fera douze ans qu’elle s’en est allée. Enfin, presque. Parce qu’elle et moi, on discute toujours… grâce au soutien désintéressé d’un sachet de thé.

Si si… vous verrez.

Passez une belle semaine. Et gare à la grippe, hein?

Bises chaleureuses.

Mireille

Et pour ceux d’entre vous qui ont reçu le lien whattsapp, on se retrouve pour papoter en direct un peu chaque jour.

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.