Alors voilà,
Je vous avais annoncé un Covid. Et bien non.
Ça m’apprendra à croire les médecins sur parole et à me dire:
Puisque tous le symptômes convergent, pourquoi faire le test et irriter un peu plus mes petites narines déjà abîmées par la Calima? Deux jours à tenir bon avec mes huiles essentielles et HOP c’est reparti…
Que nenni…
Deux jours après, ma température était encore à 38° et mon homme voyait la sienne grimper à 39,5°.
C’est donc lui qui a fait le test. Et…. tatadammmm… Grippe A.
Nous avons donc terminé la semaine bras dessus, bras dessous, dans notre résidence hôtelière, nauséeux et pas vraiment glamour. Ensemble au moins. A profiter de la terrasse et de sa jolie vue.
J’ai réussi à glaner quelques images malgré tout, le dernier jour. Juste avant de rentrer et de retrouver le brouillard aquitain.
Il me faudra donc revenir, je l’ai promis à nos amis et à cette terre de contraste aussi.
La vie végétale y est trop puissante. Imaginez un peu. En septembre dernier, un tiers de l’île était ravagé par les flammes. Aujourd'hui voici ce que l’on voit partout sur les parcelles calcinées:
C’est totalement fou! J’ai appris que l’on avait essayé d’implanter des pins canaréens en Aquitaine pour lutter contre les incendies. Ils n’ont pas pris. Il leur faut une terre de feu pour prospérer.
Du feu, je le confirme, il y en a encore, même au coeur, éteint, des coulées de lave. L’énergie qui s’en dégage est vraiment unique. Je n’avais pas ressenti cela ailleurs.
Juste avant que la grippe ne me rattrape, je me suis baignée dans l’une des piscines naturelles formées par l’ancien magma. J’avais l’impression de le sentir respirer sous mes pieds, palpiter jusque dans la mémoire de l’eau. J’aurai vraiment voulu recommencer avant de reprendre mon vol; mais cela aurait été imprudent.
Je me suis donc contentée de regarder la mer de loin.
Et de saluer le Teide, le volcan le plus haut de l’île.
Avant d’embarquer, mon masque sur le nez.
Me voici donc rentrée. Je manque toujours autant de soleil, je tousse toujours malgré mes huiles et mes potions magiques, avec un joli râle bronchique en fond sonore. Je sais donc que ce qui marche avec le COVID ne marche pas avec la grippe. C’était ma première fois. Je ne vais pas lui permettre de me reprendre au dépourvu.
Faut dire que côté santé, je suis un roc. Mais un roc avec des fissures partout, pour la plupart creusées depuis l’enfance.
Et que maman me manque.
Elle trouvait toujours le moyen de me guérir de tout.
Je vous parlerai d’elle la semaine prochaine. Le 16 cela fera douze ans qu’elle s’en est allée. Enfin, presque. Parce qu’elle et moi, on discute toujours… grâce au soutien désintéressé d’un sachet de thé.
Si si… vous verrez.
Passez une belle semaine. Et gare à la grippe, hein?
Bises chaleureuses.
Mireille
Et pour ceux d’entre vous qui ont reçu le lien whattsapp, on se retrouve pour papoter en direct un peu chaque jour.
