Mes biens chers vous,
Je voudrai profiter de ce post pour m’excuser de n’avoir pu être aussi présente et régulière dans mes publications que je l’aurai voulu ces dernières semaines.
Je reste une maman avant tout et les problèmes de santé de ma fille me tiennent auprès d’elle plus souvent et régulièrement que la vie ne le devrait. C’est ainsi.
Nous vivons tous et toutes des moments qui nous échappent et sur lesquels, quoi que nous fassions avec beaucoup d’amour, nous n’avons qu’une modeste emprise. Faire de son mieux, être à l’écoute, vivre chaque instant comme s’il pouvait devenir le dernier et s’accrocher au moindre rayon de soleil n’est pas toujours suffisant. Ils restent l’essentiel de nos existences furtives pourtant. Et malgré toute la tristesse que me procure mes actes manqués à votre égard ( comme l’annulation des salons de Brive et dernièrement de Paris ou le fait de ne pas vous avoir encore publié sur ces pages le long reportage que j’y prévoyais), je ne suis pas capable d’être autrement.
Aimer ce n’est pas seulement un mot décliné au fil des pages ou des lignes de nos vies. C’est un engagement, la certitude de pouvoir renaître chaque fois qu’on le prononce dans cette émotion intacte, bienveillante et lucide qui se partage à l’infini. Il n’y a rien qui puisse jamais remplacer cela. Et certainement pas les IA.
Voici pourquoi je sais que vous comprendrez que l’essentiel n’est pas forcément le rythme de mes publications, mais la sincérité que j’y promène. Et surtout surtout que ces moments où je ne suis qu’à vous pendant leur rédaction, sont mon échappatoire aussi pour défier ma tristesse ou mes moments de profonde solitude face à mon impuissance de maman. Ils me manquent quand je dois les repousser. Tout comme me manquent nos rencontres. C’était si doux de vous voir, de vous revoir, de vous rencontrer à Montaigu. Alors j’espère sincèrement ne pas être contrainte d’annuler les dates ci-dessous au dernier moment.
Quoi qu’il en soit, je serai aussi présente que je peux l’être.
Je vous retrouve la semaine prochaine pour vous parler en avant première du prochain livre à paraître chez XO fin mai. Vous êtes nombreux et nombreuses à vivre des choses difficiles et douloureuses. J’aimerai tellement, comme pour ma fille, vous permettre, ne serait-ce que pour un court instant, de les alléger…
Je vous embrasse.
Mireille.
