Kessel

La reine Pirate Chapitre 6

Samedi 12 juillet 2025

Mes biens chers vous,

Avant de vous laisser en compagnie de ce nouvel épisode, je tiens à m’excuser pour le retarrd avec lequel je le publie. Je suis tombée dimanche dernier avec pour résultat une triple fracture du poignet gauche avec arrachement osseux et déplacement qui m’ont valu une opération en urgence, avec réduction des fractures et pose de plaque.


avant l’opération-après

Je suis donc un peu diminuée depuis même si l’utilisation de morphine par voie cutanée autour du poignet me permet de n’éprouver aucune douleur et surtout de ne pas être shootée.


Ma jolie cicatrice post opératoire.

Il n’en reste pas moins que cela a beaucoup ralenti mon rythme de corrections du T2 de Morgan des Brumes à paraître en octobre et évidemment de ces newsletters. J’en ai pour 6 semaines d’attèle donc d’avance, merci de votre indulgence si je ne publie pas toujours ici avec régularité. Pour autant, je ne veux pas vous priver de votre mini-roman de l’été. Je sais que vous l’aimez déjà…

Alors le voici, pour ceux, évidemment, qui sont abonnés à l’année. Je rappelle aux autres que vous pourrez vous procurer l’intégralité des mini-romans en version papier à partir ( j’espère) de fin août, dans le recueil “les filles du vent” à paraître sur KDP '( 20, 90€, environ 300 P) et qu’il sera envoyé gratuitement et en contrepartie aux abonnés à l’année en décembre ( il faudra m‘en faire la demande via mon adresse mail: calmelofficiel@gmail.com car, je vous le rappelle, avec Kessel je n’ai accès qu’à votre adresse mail, pas postale.😉

Profitez bien de l’été de votre côté.

Mireille

    6.

La pluie noyait Galway. Une pluie lourde, glaciale, qui dégoulinait des toits et creusait des rigoles boueuses entre les pavés inégaux. Fawkes avançait en silence dans les ruelles noires, le manteau détrempé plaqué à ses épaules, les bottes s’enfonçant dans la fange. La ville puait la tourbe mouillée, le poisson rance et la peur rentrée.

Il atteignit enfin une taverne basse, engoncée entre deux façades lépreuses. Une lanterne aux vitres crasseuses éclairait à peine l’enseigne. Il entra. L’intérieur était saturé de fumée grasse, de bière tiède et de sueur. Tel qu’en son souvenir. Quelques regards se levèrent, puis se détournèrent aussitôt. Ici il n’était personne. 

Il traversa la salle sans un mot, rejoignit une alcôve. Eamon l’attendait. Vieilli, rongé par l’humidité et l’alcool, le pêcheur triturait nerveusement une pièce de cuivre. Celle qu’un enfant des rues lui avait remis avec l’heure et le lieu du rendez-vous. Une habitude prise par son cousin quand il avait besoin de lui parler. 

— T’es en retard, grogna-t-il sans lever les yeux.

— Et toi, toujours aussi craintif, souffla Fawkes en s’asseyant. 

Eamon observa autour de lui, puis se pencha.

— La faute à qui si notre famille est sur la liste noire de Bingham ? 

Fawkes haussa les épaules. C’était une bravade. Eamon épousait la cause irlandaise depuis qu’il était en âge de tenir une épée. Mais il le faisait à sa manière, en ayant offert sa soumission à l’Angleterre pour mieux louvoyer et les renseigner quand la nécessité l’imposait. 

— Je suppose que tu viens pour Domhnall an Piopa et les garçons…

Fawkes hocha la tête. 

Le tavernier approchant, ils firent silence, commandèrent une bière puis attendirent patiemment qu’autour d’eux le brouhaha ait repris. De nouveau Eamon se pencha par-dessus la table. 

— Ils sont emprisonnés dans les cachots du fortin, sous bonne garde. Il faudrait cinquante hommes au moins pour les libérer. 

Fawkes se crispa. Il ne pouvait ramener cette information à Grace. 

...

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.