Kessel

LA LIONNE SANGLANTE

Chapitre 4

Lorsque l'obscurité se referma sur elle, étouffant les cris rageurs de ses ennemis, elle ricana du méchant tour qu'elle leur jouait. Peu lui importait que ce caveau devienne le sien. Elle les empêcherait de la torturer à plaisir avant de la livrer au roi. La mort ne l'effrayait pas. Venger Olivier n'avait servi qu'à cela, se rapprocher de la camarde pour mieux le rejoindre. Elle tâtonna pour chercher de quoi bloquer l'ouverture, consciente que de l'autre côté de la paroi les chiens grattaient en geignant, surprenant leurs maîtres de leur insistance à vouloir forcer la pierre. Au pied des marches, une barre de bois trouva ses doigts. Jeanne s'étonna un instant qu'elle s'insère parfaitement dans les encoches pratiquées en saillie du chambranle de la porte, mais se concentra davantage sur sa survie que sur cette étrangeté. Au brouhaha de voix et de cris se succédait à présent un silence prudent, seulement troublé par le gémissement des chiens. On poussait la dalle depuis l'extérieur sans parvenir à la forcer. Elle ricana, assise à même l’escalier, se doutant bien de ce qui se passait dans l'esprit de ces humbles. Avant longtemps ils quitteraient la place, persuadés que le diable lui-même l'avait entraînée dans ses limbes et qu'il valait mieux ne pas rester en ces lieux à la merci de ses valets. Elle en eut la preuve quelques minutes plus tard en entendant les aboiements des chiens s'éloigner. Jeanne soupira. À l'inverse de ce qu'elle avait craint, l’air ne lui manquait pas dans ce caveau. Celui qu'elle avait entraîné dans sa chute était suffisant pour lui permettre de tenir quelque temps. Elle s'adossa à une des chambres mortuaires et ferma des yeux. Faible, épuisée, elle s'abandonna à un sommeil lourd et sans rêves.

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Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.