Kessel

Ténérife en Covid.

Mercredi 31 janvier 2024

Et bien voilà! La semaine dernière je vous promettais les merveilles de Ténérife, ses terres enchanteresses chargées d’histoire, blablabla… Je n’ai réussi qu’à plonger dans l’une des retenues de lave formant bassin naturel, sous un ciel, non pas bleu d’azur, mais rouge de Calima ( vent de sable en provenance du Sahara). Le lendemain, grosse fièvre ( ce qui ne m’arrive que fort rarement), jambes flagada et sensation de porter tout le poids du monde sur mes épaules.

Sacréboudiou! me suis-je dit. Pas de ça ici! Je fais comme si!

Eh bien non.

Une heure plus tard j’étais au lit, deux de plus et je commençais à comprendre.

Ce n’était pas la première fois.

Mais où? Quand? Comment, sacrebleu?

L’avion, forcément. Trois heures trente de confinement à respirer les miasmes hivernaux des passagers… Ça a du sens, mais ça ne me console pas pour autant.

Espérant encore ( faiblement certes, mais qui ne tente rien…) sauver mes vacances avec un remède miracle issu des forets primaires et jalousement gardé in situ, je me suis rendue dans un centre de santé, épaulée par mon vaillant chevalier de mari et l’amie Juju qui nous avait invité dans son beau pays ( traductrice obligatoire, ici on ne parle pas le français et moi, l’espagnol, depuis l’Inquisition, j’évite… ah l’humour covid! m’avait manqué tiens…)

Une fois là-bas, je poireaute… si si, le terme est bien choisi. J’ai vraiment eu l’impression d’être un poireau, ramollie de la feuille et molle d’en dessous.

Pas étonnant: 10,6 de tension.

—Faites un test covid, me dit-on. (Pour le cas où je n’y aurai pas pensé). Et prenez du Doliprane.

—Ça ne va pas être possible. Je suis allergique au paracétamol.

—De l’aspirine… C’est pas trop conseillé, mais bon…

—Conseillé ou pas ça ne change rien. Je suis allergique aussi.

Je m’empresse d’ajouter que c’est pareil pour l’ibuprofène. Au cas où ce serait le troisième choix de cette fort sympathique doctoresse.

Là, ça ne coupe pas, elle me regarde avec cet air de profonde commisération qu’ils ont tous quand je déroule la liste de mes intolérance et allergies médicamenteuses et ajoute:

—Ça ne va pas être facile pour vous dans les jours à venir.

—Oh, vous savez, j’en ai connu d’autres et des pires, la rassurai-je afin que mes déboires n’affectent pas le restant de sa journée.

Il suffisait bien assez que la mienne soit gâchée.

Durant le trajet retour, je me dis: c’est pas grave. Je connais la bébête. Je sais ce qu’elle provoque chez moi. Un petit coup d’huiles essentielles de ravindsara, de laurier noble et de tee tree, et hop, dans trois jours, masque canard sur le nez, je reprends mes visites dans les endroits bien ventilés et rarement fréquentés. Histoire bien évidemment de ne contaminer personne. Quant à la fièvre, m’aurait rappelé ma petite maman guérisseuse, jusqu’à 39°5, c’est une alliée. Plus qu’à lui laisser faire le boulot.

Voici pourquoi, hier, je n’ai rien posté, mes chers lecteurs. 39,3° au compteur. J’ai dormi toute la journée, ne soulevant un cil que pour vérifier ma température ( que j’aurai fait tomber avec un bain froid s’il y avait eu nécessité), boire en alternance et très régulièrement eau+ jus de fruits et appliquer mes précieuses huiles essentielles.

Aujourd’hui, je vais mieux.

La fièvre est tombée d’elle même à 38°3. Pas de quoi encore crier victoire, mais c’est le signe que l’infection régresse. Preuve en est que j’ai pu vous écrire ce petit message, sans trop divaguer. (J’ai dit “sans trop”… faut pas exagérer non plus. Je ne suis pas une de mes héroïnes prête à remonter en selle juste après avoir accouché )

Et que j’ai pu prendre cinq minutes de soleil depuis la terrasse de mon appartement. Cinq pas plus.

Car contrairement à ce que l’on pense, en cas d’infection virale le soleil est un faux ami. Il participe à la montée de température. Mieux vaut rester à l’ombre et se reposer au frais.

Le programme idéal, me direz-vous, quand justement on vient aux Canaries pour profiter de ses bienfaits.

Comme dit mon cher époux, qui pour l’instant se porte bien: Je sens que tu vas reprendre l’écriture avec l’envie d’égorger quelqu’un.

Reste à savoir qui…

Bah, j’ai au moins deux jours encore de covid pour trouver.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, avec les quelques images que j’aurai réussi à glaner samedi si, comme je l’espère, je suis en capacité, raisonnable, de bouger.

En attendant, prenez soin de vous.

Je vous embrasse. Ah ben non… pas cette fois… mais le coeur y est.

Mireille

Les rendez-vous de Mireille Calmel

Par Mireille Calmel

Je suis née en décembre 1964, et depuis, je n’ai eu de cesse de me battre contre la maladie, la peur, l’adversité.

Condamnée trois fois par la médecine traditionnelle, j’ai eu la chance, immense, de m’en sortir grâce à ma mère, célèbre guérisseuse dans le midi de la France, mais aussi par l’usage des plantes médicinales, des huiles essentielles et une hygiène de vie rigoureuse.

Ma force, mon énergie, c’est dans l’écoute, le partage avec les autres et surtout, surtout dans l’écriture que je la puise.

Voici vingt cinq ans, j’ai signé mon premier contrat d’édition dans la prestigieuse maison XO pour un roman intitulé “Le lit d’Aliénor” qui allait séduire plus d’un million et demi de lecteurs.

Depuis, j’enchaîne les best-sellers. 32 à ce jour, toujours chez XO, car je suis d’un tempérament fidèle.

Mais cette réussite, c’est surtout à vous, mes millions de lecteurs que je la dois.

Ce sont vos regards qui pétillent, nos rires partagés, nos moments complices qui font mon bonheur. Qui font que la petite fille terrifiée d’hier est parvenue à s’aimer un peu. Juste assez pour rester humble face à tout cela et vouloir vous transmettre le meilleur de ce qu’elle aime, de ce qu’elle connaît.

Sans autre prétention que cela: vous remercier du fond du coeur de votre confiance sans cesse renouvelée.