Cers amis lecteurs,
Je ne sais pas vous, mais je n’aime vraiment l’hiver qu’à la montagne. Quand je peux me battre avec mes petits enfants à coups de boules de neige, marcher avec mon époux dans les bois blancs et écouter bruire les torrents sous la glace. Dans le froid sec, l’énergie continue de sourdre de la terre, réchauffée par le moindre rayon de soleil. Je fais le plein de vitamine D et je me recharge, malgré mon nez rouge et mes joues griffées par le vent.
Mais cette année, parce que j’ai lancé de nombreux chantiers d’écriture et de réhabilitation de logements, j’ai décidé de passer le mois de janvier en Aquitaine. Pas si mal, me direz-vous au vu des photos que je vous ai publiées la semaine dernière. Sauf que la pluie commence à me sortir par les trous de nez, comme on dit dans mon midi natal. J’ai besoin de soleil, de soleil, de soleil…. moi, la méditerranéenne qui ne s’est jamais vraiment guérie du cinglant des bourrasques de mistral. L’humidité me glace, me ratatine, me gerce et me rend morose.
Je pourrais vous dire que mon prochain roman à paraître en mai chez XO me réchauffe le cœur, mais rien que le titre déjà : L’or maudit, n’indique pas un séjour sous les tropiques.
Non. Je vous ramène en Razès, au pied de l’actuel Rennes le Château et auprès de personnages que vous avez déjà croisés dans « Le templier de l’ombre ». Autre histoire pourtant. Mais le décor est là. Sombre, mystérieux, troublant. Vous l’avez connu en hiver 1306, alors que la France toute entière voyait ses cours d’eau gelés. Sept ans plus tard, ce païs enclavé, de roche, de monts et de forêt, est à la veille, entre mes petites mains intrigantes, d’événements faisant froid dans le dos. Ce d’autant plus que ce printemps-là de 1313 fut l’un des premiers d’une série de précipitations sans précédent, dans lesquelles les récoltes furent noyées. Du coup, je reçois autant de litres d’eau sur les épaules que Guillaume de Nogaret, le conseiller de Philippe le Bel (non je ne vous dirai pas encore ce qu’il fabrique à Carcassonne) Margaux de Dente ou le ténébreux Bertrand Leplacier, le prévôt de la contrée.
Bref, je frissonne, je mouche et, sortie de mon bureau à pas d’heures,
je n’ai qu’une envie, m’asseoir devant un bon feu de cheminée
atténuer les tiraillements de ma peau desséchée par le chauffage (c’est un comble, non ?) puis me lover dans mon fauteuil suspendu avec une tisane qui va booster mon immunité tout en me préparant à une nuit réparatrice.
Parce que, évidemment, vu ce qu’annonce la météo, demain… écriture pluvieuse, Mimi gelée. Dicton que ma mère aimait à me rappeler en ajoutant qu’avant longtemps des branchies allaient me pousser.
Allez, je vous livre mes deux recettes pour que vous puissiez les essayer :
Celle de L’élixir de la Rose d’Ys tout d’abord, chéri par notre belle Aliénor pour ses propriétés adoucissantes et son parfum délicat.
Il vous faudra :
—Des pétales de roses( environ une tasse) bio( celles de votre jardin que comme moi vous aurez fait sécher). L’idéal étant qu’elles soient fraîches mais bon, en cette saison….
—2 cuillerées à soupe d’huile d’amande douce.
—1 cuillerée à soupe de miel pur.
Préparer votre élixir est facile :
Si vous utilisez des fleurs fraîches, sautez cette étape, sinon, réhydratez vos pétales avant de les utiliser en les plaçant pendant dix minutes au-dessus d’un peu de vapeur d’eau.
Dans un bol, vous devrez mélanger les pétales de rose avec l’huile, puis laisser infuser 24 heures dans un endroit frais et sombre. Cette étape permet à l’huile de capturer les propriétés bienfaisantes des roses.
Au bout de ce délai, filtrez puis pressez délicatement les pétales afin d’en extraire le liquide restant.
Ajoutez le miel à l’huile obtenue. Avec ses propriétés antibactériennes et hydratantes, il complètera parfaitement les bienfaits de l’huile et laissera votre peau toute douce. (J’aime utiliser du miel de Manuka qui est cicatrisant et peut aussi s’utiliser directement sur les plaies ou les gerçures, mais n’importe quel miel de région fera l’affaire).
Transférez l’élixir obtenu dans un petit flacon en verre teinté pour le protéger de la lumière puis conservez le dans un endroit frais et sombre.
Appliquez-en régulièrement sur votre visage nettoyé et séché. Quelques gouttes seulement que vous masserez délicatement en mouvements circulaires pour en favoriser l’absorption.
Et voilà, c’est tout.
Enfin, presque, parce que si vous êtes comme moi, vous fermerez les yeux et l’espace d’un instant, parée de ce parfum, vous vous imaginerez déambulant dans les jardins de la cour d’Aquitaine, près de ces roses ramenées de Damas par les premiers croisés.
Un voyage dans le temps…
Vous savez combien j’aime !
Ci-dessous le flacon dont je me sers pour conserver mon élixir. Ma petite maman, guérisseuse de son état, me l’avait offert. Comme cette recette.
Et maintenant la tisane de simples:
Il vous faudra
—1 cuillère à soupe de camomille séchée
—1 cuillère à soupe de menthe poivrée séchée
—1 cuillère à soupe de sauge séchée
—1 tout petit éclat de bâton de cannelle.
—Miel ( facultatif c’est juste si vous ne pouvez pas vous passer de sucrer)
—De l’eau bouillante.
Sélectionnez toujours des herbes bio et de qualité. La camomille apaise, la menthe poivrée rafraîchit, la sauge offre des propriétés purifiantes et la cannelle booste l’immunité. Mais là ne s’arrête pas leurs bienfaits. (Bientôt je vous en dirai davantage sur cette merveilleuse pharmacopée).
Dans une théière, versez les simples en proportions égales pour obtenir un équilibre des saveurs puis mélangez les.
Versez de l’eau bouillante, couvrez et laissez infuser dix minutes. Cela permet aux simples de libérer leurs arômes et bienfaits.
Utilisez ensuite une passoire fine ou un filtre à thé pour ôter les feuilles réhydratées.
Buvez chaud, avec ou sans miel, lentement en prenant soin de savourer chaque gorgée et en inspirant, expirant les vapeurs inhalées.
Au bout de quelques minutes, vous verrez, vous sentirez votre corps se détendre et votre esprit s’alléger.
Bon voyage sensoriel au temps jadis.
La semaine prochaine, depuis Ténérife, je vous ferai partager, en direct, mes émotions face à cet endroit que je vais découvrir pour la première fois.
Hâte.
Prenez soin de vous.
Je vous embrasse.
Mireille.
PS : J’ai quelques petits soucis techniques à régler encore avant de pouvoir vous livrer, chers abonnés à l’année, le lien WhatsApp. Notre premier rendez-vous visio aura donc lieu mi-février. Merci de bien vouloir m’en excuser.
